Campus entrepreneurs : l’équipe Block Chênes



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de G. à D. : Noël PICARD, Anaïs BELAKHAL, Gautier ROUTIER

 

L’équipe « Block Chênes » nous présente son projet dans le cadre du concours Campus Entrepreneurs.

  • Carine DM : Pouvez-vous nous parler  de votre SARL ?

Gautier : Nous sommes une entreprise du secteur Environnement, spécialisée dans la compensation écologique.

  • CDM : Qu’est-ce que la compensation écologique ?

Noël : Lorsqu’on crée un bâtiment qui a des impacts sur l’environnement, il est nécessaire depuis 1976 (Loi de protection de la nature) de recréer une zone de compensation à proximité du lieu impacté.

Anaïs : La zone doit être locale et équivalente à l’impact. Aujourd’hui, des Bureaux d’études proposent des compensations spécifiques.

Gautier : La loi de 2016 (pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages) vient encadrer cette compensation (qui nécessite au préalable une étude d’impact), renforcer et faciliter l’application de la mesure. En effet, depuis 1976 , le volet compensatoire a été négligé.

Triade :    ÉVITER – RÉDUIRE                –    COMPENSER les impacts environnementaux

impact résiduel à compenser

Les deux premiers volets de la triade étaient respectés mais la compensation n’avait pas été encadrée dès le départ.

Nous nous sommes intéressés à ce sujet car il est controversé. En effet, tous les acteurs du marché (aménageurs, collectivités, entreprises, État…) ne sont pas d’accord sur la mise en œuvre de la compensation. Certains acteurs y voient un coût élevé et ne compensent pas, par exemple, la destruction d’une forêt par la reconstruction d’une forêt (principe du 1 compensation pour 1 impact). L’environnement est perdant.

Le problème réside dans la cohérence écologique ; les associations environnementales, beaucoup d’écologues, soulignent que la compensation n’est pas forcément équivalente (système complexe de coefficients).

Pour 1 hectare supprimé, on peut proposer des aménagements écologiques et découper le terrain en unités de compensation que les entreprises qui ont impacté peuvent acheter. C’est ce qu’on appelle l’équivalence écologique. Selon les cas, elle peut être d’1 hectare (ha) compensé pour 1 ha impacté, et aller par exemple jusqu’à 10 ha compensés pour 1 ha impacté. C’est toujours le maître d’ouvrage qui fait les propositions, ensuite, c’est aux services de l’État de juger ce qu’il faut ou non accepter.

  • CDM : En quoi « Block Chênes » est-elle innovante ?

Anaïs : Notre entreprise se spécialise dans la restauration des sites et sols pollués. C’est un gros avantage concurrentiel ! Le principe est de diviser les terrains en unités de compensation et de revendre les parts aux entreprises qui doivent compenser. On crée une zone d’échange sur internet, pour simplifier, on crée le « Bon Coin » de la compensation écologique !

Noël : On met en relation les entreprises qui achètent des unités de compensation et les restaurateurs de sites pollués agréés par l’État. Notre entreprise fournit également une aide à ces restaurateurs pour obtenir l’agrément.

Gautier : Grâce à nos compétences environnementales et en ingénierie écologique, nous agissons comme un Bureau d’Études de certification. C’est une importante plus-value.

Anaïs : On peut utiliser la banque de données de l’État qui recense tous les sites pollués de France. L’État veut également cartographier les zones où la compensation a déjà été effectuée pour une meilleure gestion de la compensation. Notre interface pourra y répondre. Nous sommes donc précurseurs !

Gautier : Notre place d’échange va engendrer des transactions financières. C’est pourquoi nous avons contacté Euronext (par l’intermédiaire de M. Christophe DURIVAULT, Directeur financier d’I ceram). Euronext est le principal opérateur financier de la Zone euro ; son partenariat nous apporterait une grande crédibilité.

Anaïs : Le manager Sud Ouest était réceptif à notre demande et nous allons le recontacter très prochainement.

CDM : Que signifie le nom de votre entreprise ?

Gautier : Nous jouons sur l’homophonie avec la technologie « blockchain », le système de sécurisation pour la crypto-monnaie. Block renvoie aux transactions sécurisées ; Chênes renvoie au parangon des arbres, le Chêne. C’est une façon de symboliser l’environnement.

  • CDM : Pour quelles raisons avez-vous souhaité participer au concours Campus Entrepreneurs ?

Noël : Nous y avons pensé dès le mois de janvier en 1ère année d’école d’ingé.

Gautier : Nous avons discuté avec Clément MUHLE (vainqueur l’an passé), et l’idée de développer NOTRE projet nous a beaucoup plu.

Noël : On ne répond pas à une demande externe, à une commande d’entreprise, on crée NOTRE entreprise !

Anaïs : Nous bénéficions ainsi d’une grande liberté et nous pouvons pleinement être créatifs et oser !

Gautier : Nous nous sommes autonomisés au fur et à mesure du projet et nous nous le sommes approprié complètement.

  • CDM : La formation vous a-t-elle aidés ?

Anaïs et Noël : Nous préparons le Master à l’IAE et la formation sur la partie financière avec C. DURIVAULT nous a permis d’avancer. Toute la dimension juridique également nous a permis de mieux définir notre structure.

  • CDM : Que vous a apporté ce concours ?

Anaïs : On sait rédiger un business plan !

Gautier et Noël : On a appris à vulgariser notre propos. Au premier jury blanc, on nous a reproché un manque de clarté et de compréhension. On a fourni un effort important à ce niveau-là et on espère qu’il sera remarqué ! On a passé 20H sur une diapo pour la rendre accessible et compréhensible !

  • CDM : Quelles sont vos perspectives ?

Noël : C’est top secret mais prometteur !

  • CDM : On attendra la finale alors ! Quels sont vos atouts d’ailleurs pour cette finale ?

Gautier : Mettre en avant le fait qu’on soit sortis de notre zone de confort et qu’on ait cherché à innover.

Anaïs : L’aspect financier peut nous différencier.

Gautier : On a osé contacter Euronext, on est satisfaits de notre esprit d’initiative !

Noël : On est impatients de connaître la réaction du jury, indépendamment du résultat final.

Gautier : On espère gagner quand même 🙂 En tout cas, c’était une très bonne expérience. Et si c’était à refaire, on agirait de la même manière. Le projet a très bien évolué et ne ressemble plus à l’idée de départ.

  • CDM : Quelles sont vos attentes ?

Gautier : Surtout la reconnaissance de notre travail ; c’est un domaine complexe que nous traitons et nous voulons savoir si nous avons réussi à convaincre l’auditoire.

Anaïs : Si le jury souligne l’aspect innovant, c’est que notre pari est gagné !

 

Merci et bonne réussite à vous !

 

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